Historique détaillé

(D’après un discours prononcé par Emile Warny, professeur d’histoire à l’Athénée, le 9 décembre 1989 à l’occasion des manifestations organisées dans le cadre du centenaire de l’Union des Anciens Elèves)

Le 5 décembre 1889, Henry Sainctelette alors bourgmestre de la ville de Mons, invitait tous ceux qui avaient fait leurs humanités au Collège communal ou à l’Athénée Royal à se regrouper au sein d’une association qui porterait le nom de « Union des Anciens Elèves du Collège Communal et de l’Athénée Royal de Mons ».

La Gazette de Mons datée du 9 décembre 1889 relate l’existence d’une circulaire datée du 5 décembre 1889 et comportant les noms de 39 personnalités, qui demande à tous les anciens du Collège Communal et de l’Athénée de s’unir pour défendre l’enseignement public et pour apporter leur soutien financier aux élèves dépourvus de ressources.

Parmi les 39 personnalités, outre le nom de Henry Sainctelette, on relève les noms de Léon Dolez, Vice-Président du Tribunal de 1ère instance, de Jules Manceaux conseiller provincial et bourgmestre de Cuesmes, de Victor Juste, bourgmestre d’Houdeng-Goegnies, d’Auguste Houzeau de Lehaie, membre de la Chambre des Représentants, d’Albéric Passelecq, bourgmestre de Ciply.

L’appel lancé fut largement entendu. En l’espace d’une vingtaine de jours, le comité organisateur a recueilli plus de 150 adhésions.
C’est le dimanche 22 décembre 1889, à 15h00, au Café Royal sur la Grand’Place de Mons, que se tient la première assemblée générale de l’Union des Anciens.
D’après les statuts adoptés en cette séance, l’Union accueillait en son sein tous les Anciens sortis du Collège Communal ou de l’Athénée Royal, pour autant qu’ils aient été admis par le Comité-directeur et qu’ils aient adhérés aux statuts et au programme de l’association.
L’association ainsi créée avait un triple but:
Resserrer les liens d’amitié et de confraternité qui existaient entre les Anciens
Rechercher les moyens les plus efficaces pour se protéger mutuellement
Travailler à la prospérité de l’enseignement officiel.

Les membres s’engageaient à verser chaque année dans la caisse sociale une somme d’au moins 5 francs ce qui permettait au Comité de l’Union de créer des bourse d’études au profit des jeunes gens pauvres afin qu’ils puissent suivre les cours à l’Athénée Royal. Ces bourses accordées sous la forme de prêts d’études devaient être remboursées à l’Union dès que le bénéficiaire disposait de fonds suffisants; à mérite égal, les fils des membres de l’Union avaient la préférence sur les autres postulants.

Après le vote des statuts, l’assemblée procéda à l’élection du Comité-directeur. D’après le journal montois La gazette qui relate l’événement dans son numéro du 25 décembre 1889, le député Charles Sainctelette, père du bourgmestre Henry Sainctelette, fut élu président par acclamation, sur la proposition du sénateur Louis Hardenpont.

En s’effaçant devant son père, sorti du Collège Communal, Henry Sainctelette manifestait sans doute ainsi sa volonté de réunir au sein d’une même association les Anciens des deux établissements, le Collège Communal et l’Athénée Royal.
En outre, en appelant Charles Sainctelette à la première présidence de l’Union, les Anciens du Collège et de l’Athénée tenaient aussi à lui exprimer leur reconnaissance pour les services rendus à l’enseignement officiel, comme député, au plus fort de la guerre scolaire.

Furent ensuite élus deux vice-présidents, un secrétaire, un trésorier et dix commissaires répartis par cantons. Au cours de la même séance, les membres effectifs décidèrent de se réunir de plein droit chaque année, le premier dimanche de décembre.

Des noms de bourgmestres, de parlementaires, figurent sur la liste de ce premier Comité-directeur de l’Union. Si l’assemblée générale du 22 décembre 1889 a estimé devoir choisir des personnalités politiques, elle a sans doute voulu donner du lustre à l’association qui venait de naître; elle a probablement tenu à assurer l’action que l’association comptait mener dans sa défense de l’enseignement officiel.

Présidée dès ses origines par des personnalités manifestant autant de détermination que de constance dans leurs convictions, et dans leurs actes, l’Union des Anciens pouvait répondre à ce qui lui avait été demandé en premier, lieu dans les statuts : la défense de l’enseignement officiel.  Il restait à l’Union à soutenir Cet enseignement par l’octroi de bourses d’études. Il faut savoir qu’en cette fin de siècle – comme encore au début du siècle suivant – l’enseignement primaire, a fortiori, l’enseignement moyen, n’était pas obligatoire et, que, vu son coût, il n’était accessible qu’aux enfants favorisés par la fortune. Dans les familles d’ouvriers, les parents comptaient souvent sur les premiers salaires de leurs aînés pour subvenir aux besoins des cadets. Seule une aide en argent pouvait, dès lors, ouvrir l’accès aux études à des enfants doués mais dépourvus de moyens financiers.

L’Union qui, à ses origines comptait au moins 150 membres (185 exactement Si l’on se rapporte à la liste arrêtée au 31 janvier 1890) pouvait espérer une encaisse de 750 frs si chaque membre s’acquittait de sa cotisation. Dès 1890, lors de la première année sociale, l’Union distribua 10 bourses de 60 frs.

L’année suivante, elle en distribua 15 pour une valeur de 900 frs. Jusqu’à la veille du premier conflit mondial, le nombre de bourses et les sommes octroyées ne dépassèrent jamais ces chiffres. A partir de 1900,le nombre des. bourses se réduisit même de près de la moitié, 6 par an et les montants accordés baissèrent également pour ne plus dépasser 35 frs.

Dans son rapport publié en 1912, le secrétaire de l’Union dressait un bilan des vingt et une premières années d’existence de l’Union. Durant cette période, 84 élèves, certains pendant tout le cours de leurs études, bénéficièrent de l’aide financière de l’Union. Pour apprécier à sa juste valeur ..ce soutien financier, sachons que les effectifs de la population scolaire à 1’Athénée ont varié de 320 à 400 élèves entre. les années 1890 et 1912. Au total, 219 bourses furent accordées durant cette période, pour une somme globale de 11.580 frs. Toutes ces bourses étaient des prêts d’honneur que les bénéficiaires s’engageaient à rembourser sitôt que l’état de leur fortune le leur permettrait. Le secrétaire de l’Union pouvait, dès lors, estimer prospère la situation financière de l’association qui disposait au 31 décembre 1911 d’une encaisse de 3.276frs.

La guerre de 1914-1918 dut disperser les membres de l’Union, ou du moins arrêter les activités de l’association, encore que rien, faute d’informations, ne puisse être affirmé.  Mais l’Union a survécu à l’épreuve de la guerre, même s’il faut attendre 1929 pour qu’elle se manifeste à nouveau. En 1929, sous l’impulsion d’un préfet dynamique, Emile Wasnair, un comité permanent fut chargé de regrouper les membres de l’Union, de réactiver l’octroi de bourses d’études, de créer un fonds, destiné en particulier à l’achat de livres scolaires. La même année, le 10 novembre, à l’initiative de l’Union des Anciens, 1’Athénée rendit hommage à 23 de ses anciens élèves tombés devant l’ennemi durant la première guerre mondiale. Dans le préau de 1’Athénée, en présence des autorités civiles,  militaires et académiques, Léon Winant, président de l’Union, remettait à la ville de Mons un mémorial dédié aux anciens élèves morts pour la patrie. Ce mémorial, une simple plaque de bronze où se profile une vue de la ville, surmontée d’un casque, est l’œuvre d’Albert Jacquemotte et du statuaire Fisch. En participant activement à cette cérémonie d’hommage, l’Union démontrait ainsi que la guerre avait, par ses drames mêmes, renforcé les sentiments de fraternité qui liaient ses membres.
Toutefois, l’espoir de voir l’Union reprendre ses activités d’antan fut de courte durée. Les efforts tentés pour lui redonner vie restèrent inopérants et l’association survécut, sans plus, jusqu’à la deuxième guerre mondiale.
Vint alors la deuxième guerre mondiale durant laquelle toute activité associative risquait d’être interprétée par l’ennemi comme une activité subversive avec les conséquences dramatiques que l’on devine. Et pourtant, c’est en pleine guerre, le 26 septembre 1943, alors que l’année précédente les Nazis avaient arrêté plusieurs de nos élèves, que nombre d’Anciens, bravant les risques inhérents à ce genre de manifestations, se rassemblèrent à l’Athénée pour fêter Ernest Demesse, un de leurs professeurs, admis à la retraite. Combien sympathique et réconfortante dut apparaître, en ces temps troublés et assombris par les drames de la guerre, l’hommage spontané d’une jeunesse venue, en dépit des risques courus, manifester sa reconnaissance à l’un de ses professeurs. Tel le phénix renaissant de ses cendres, l’Union apparut en ces heures plus vivante que jamais.

Aussi, le 3 décembre 1944, au lendemain de la Libération, l’Union reconstituée tenait sa première assemblée générale. Devant 300 membres réunis à cette occasion dans les salons de l’hôtel de ville, Jean Wuilbaut, alors secrétaire de l’Union, rappela combien il fut difficile durant la guerre de maintenir en activité une association telle que l’Union des Anciens sans éveiller les soupçons de l’occupant. Sans tarder, l’Union battit le rappel de ses membres et en 1947 elle pouvait dresser une liste de plus de 1300 membres. Quelques-uns, hélas!, n’étaient plus du nombre, tombés durant la guerre victimes de leur devoir. Aussi, en 1949, l’Union renouvela avec solennité l’hommage qu’elle avait rendu en 1929 à ses membres morts au combat. le 30 octobre 1949 était  inauguré dans le préau de l’Athénée un nouveau mémorial, associant dans un même souvenir les anciens élèves morts pour la patrie pendant les deux guerres mondiales. Sur un socle de marbre noir, où se détachent en lettres de bronze les noms des 52 héros, se dresse un vaste panneau de verre peint qui rappelle par l’image et le symbole les horreurs de la guerre et les joies de la paix. Ce jour-là, les proches, les anciens, les autorités, les élèves écoutèrent, recueillis, un émouvant hommage d’Albert Jacquemotte magnifiant en ces termes le sacrifice de ceux qui sont tombés : « … ces morts, c-à-d l’esprit dans ce qu’il y a de plus haut, ces morts, c-à-d le sacrifice dans ce qu’il a de plus pur, ces morts, c-à-d la confiance totale dans la pérennité des valeurs humaines

Après avoir repris vie, l’Union va connaître, coup sur coup, deux modifications, l’une, extérieure qui renouvellera son appellation, l’autre, intérieure qui transformera ses structures.
Le 22 septembre 1951, l’assemblée générale statutaire de l’Association Royale des Anciens Elèves de l’Ecole Moyenne de l’Etat pour Garçons à Mons, qui avait pris la décision de dissoudre son association, transférait la totalité de son avoir à l’Union des Anciens Elèves de 1’Athénée Royal de Mons. Le 10 janvier 1952 les deux associations fusionnaient pour former l’Union des Anciens de l’Athénée Royal de Mons et de l’Ecole Moyenne de 1’Etat pour Garçons à Mons.
Rappelons que l’Ecole Moyenne de l’Etat pour Garçons, qui avait été créée par l’arrêté royal du 5 août 1851, s’était installée en 1863 dans les bâtiments de 1′ ancien Refuge de l’Abbaye de Saint-Ghislain, bâtiments voisins de ceux de l’Athénée. Pendant près de 90 ans les deux institutions vécurent côte à côte, en parfaite harmonie. En septembre 1950, les deux écoles fusionnèrent. Il devenait logique que les deux associations d’Anciens en fissent autant.

Le 4 janvier 1952, l’Union des Anciens Elèves de 1’Athé-née Royal de Mons et de 1’Ecole Moyenne de l’Etat pour Garçons à Mons se constitua en ASBL. Le 9 février 1952, le Moniteur publiait les nouveaux statuts de l’Union  Pour mieux saisir la portée de cette transformation, rappelons brièvement que l’union fondée en 1889 n’était qu’une simple association de personnes, comme en avait disposé l’article 20 de la Constitution de 1831. Si les Belges avaient alors le droit de s’associer, il n’y avait à ce type d’association conçue dans un esprit libéral aucun statut juridique. C’est précisément pour combler cette lacune que la loi organique du 27 juin 1921 accordait la personnalité civile aux associations ayant un but moral. L’Union, devenue personne morale, était désormais un organisme pourvu d’une individualité juridique, propriétaire d’un patrimoine affecté à des fins philanthropiques. Constituée en assemblée délibérante, du moins pour les actes essentiels, l’Union comprenait désormais, en vertu de ses nouveaux statuts, des membres effectifs, des membres adhérents et des membres d’honneur. La direction de l’association était confiée à un conseil d’administration où figuraient un président, deux vice-présidents, un secrétaire, un secrétaire-adjoint, un trésorier, un trésorier-adjoint, l’ensemble constituant le bureau, ainsi que 14 commissaires choisis par l’assemblée générale parmi des membres effectifs âgés d’au moins 21 ans et formant le conseil proprement dit. Tous les membres du conseil d’administration étaient élus pour 3 ans, renouvelables par tiers et rééligibles. Des modifications statutaires apportées ultérieurement réglèrent en 1954 la composition des trois tiers par tirage au sort, celles de 1960 décidèrent de clôturer l’exercice social de l’Union au 31 décembre de chaque année, l’assemblée générale se tenant alors en février ou mars.

L’Union était ainsi à même de s’acquitter parfaitement des tâches prévues par ses statuts et des tâches nouvelles commandées par la démocratisation des études et l’arrivée massive d’élèves au niveau de l’enseignement secondaire. Le champ d’action de l’Union allait nécessairement s’élargir, ainsi que le laisse apparaître les montants des dépenses; comme il allait se renouveler   en se diversifiant, ainsi qu’en font foi les postes de ses bilans.

L’Union qui s’était reconstituée au lendemain de la Libération publia en janvier 1949 le premier numéro d’un périodique intitulé « Bulletin d’Information de l’Union des Anciens Elèves de l’Athénée Royal de Mons ». Dans son éditorial, le président, Jean Wuilbaut, qui fut la cheville ouvrière de la rénovation de l’Union, souhaitait par cette publication maintenir, voire resserrer, les liens de fraternité entre tous ceux qui étaient sortis de 1’Athénée. Le bulletin ouvrait, en effet, ses pages à tous les membres de l’association et s’engageait à relater les nouvelles venant tantôt de l’Union, tantôt de l’Athénée.

Quelques semaines plus tôt, en décembre 1948, pour répondre à un souhait exprimé par l’assemblée générale du 7 novembre de la même année, l’Union diversifiait ses activités par la tenue de conférences. Il y eut 9 conférences de décembre 1948 à avril 1949. L’Union ajoutait ainsi aux banquets traditionnels des activités culturelles plus appropriées à sa raison sociale. La tenue de ces conférences fut de courte durée et on peut le regretter. La publication du bulletin résista à l’épreuve du temps, même si au fil des ans, le nombre de feuilles diminua sensiblement. Souhaitons que ces activités culturelles puissent retrouver dans la vie de l’Union une place de choix! Ce faisant, nous resserrerions les liens entre les Anciens et 1’Athénée, liens qui se distendent fatalement avec le temps, nous reprendrions l’initiative de Jean Wuilbaut qui avait saisi l’intérêt de telles activités, nous répondrions enfin aux voeux émis, il y a cent ans, par Henry Sainctelette, le fondateur de l’Union.

Si Jean Wuilbaut a eu le mérite de mettre l’accent sur l’importance d’activités culturelles au sein de l’Union, Georges Schepers eut surtout à coeur d’aider ceux qui, pour des raisons matérielles, ne pouvaient accéder aux études. Il sut, lui aussi, adapter aux contingences de son temps l’action philanthropique voulue par Henry Sainctelette.

L’Union des Anciens ne distribue plus aujourd’hui uniquement des bourses d’études comme elle le fit dans les années qui suivirent sa création. La démocratisation des études a amélioré les conditions d’accès à l’enseignement secondaire. Mais si l’obligation scolaire a supprimé la perception d’un minerval, elle n’a pu éliminer certains frais inhérents à la poursuite des études. Le mérite de Ceorges Schepers, soutenu dans son entreprise par Monsieur le Préfet Emile Fossoul, est d’avoir compris que l’aide sociale ne pouvait plus se limiter à des cas isolés mais devait s’étendre le plus largement possible à un nombre croissant d’élèves. Telle fut la raison du Service Social qui porte aujourd’hui le nom de Georges Schepers. Les interventions de ce Service portent tant sur le prêt du livre que sur l’acquisition de matériel pour l’étude des langues, de l’informatique ou pour la mise en place d’un service de mécanographie. De 1951 à 1987 les dépenses du Service Social se sont élevées à près de 5.860.000 frs dont près de 4.60.000frs réservés exclusivement à l’achat de livres.

L’Union des Anciens et l’Athénée de Mons vivent en symbiose. Entendons par là que 1’Athénée est conscient que sans l’aide financière de l’Union, il ne pourrait, précisément en des temps de réductions budgétaires, offrir à ses élèves cet éventail de services indispensables à la mise en oeuvre d’un enseignement de qualité.
Indépendamment de ces réalités matérielles, l’Athénée et l’Union unissent également leurs efforts pour défendre l’idéal de l’enseignement officiel. L’enseignement officiel est, dit-on parfois, un enseignement neutre. C’est là une définition restrictive qui voile la richesse, la grandeur et aussi les obligations d’un enseignement démocratique ouvert à tous les élèves, d’où qu’ils viennent, ouvert aussi à tous les courants de pensée sans qu’aucun ne puisse l’emporter sur l’autre  une mission combien exaltante mais qui est parfois lourde à mener. Il est heureux, alors, qu’à l’Athénée le corps enseignant puisse compter sur l’appui moral de l’Union pour relever pareil défi et réaliser ses objectifs pédagogiques.

Même Si l’Union se dit indépendante de l’Athénée, l’Union et l’Athénée sont, en réalité membres d’une même famille. Il n’est pas une fête de l’Athénée où l’Union ne soit présente et où elle n’ait prêté son concours actif. Lors du cinquantenaire, puis du centenaire de l’enseignement officiel, lors de l’hommage aux morts des deux guerres, nos aînés nous ont dit que l’Union était présente. Elle était là également là, en 1975 pour aider à célébrer le 125ème anniversaire de l’Athénée, en 1985 pour commémorer le centenaire de la reconstruction des bâtiments.
En 1989, pour la célébration du centenaire de l’Union c’est toute l’Athénée qui fut cette fois présente. Pour marquer cet événement d’un signe tangible, l’Union a eu l’heureuse idée de faire frapper une médaille commémorative et de confier la réalisation de cette oeuvre à l’un des plus anciens membres de l’association, le sculpteur Michel Stiévenart, un artiste au talent unanimement reconnu, lui aussi ancien élève de l’Athénée.
Qu’il soit permis de voir dans cette médaille frappée dans le bronze, alliage résistant aux épreuves du temps, l’image de relations solides entre les jeunes, élèves à l’Athénée, et leurs aînés, membres de l’Union, le souvenir d’un généreux mécénat, vieux d’un siècle, le symbole enfin de la permanence d’une vie commune unissant l’Union des Anciens à l’Athénée.