L’athénée actuel

En 1883, dans une période agitée par des réformes de l’enseignement, le Conseil Communal de Mons décidait la démolition des anciens bâtiments; un nouvel édifice allait s’ériger entre 1885 et 1888, sur les plans de l’architecte bruxellois Trappeniers. Quatre-vingt cinq ans plus tard, sa façade, restaurée et ravalée, retrouvait une nouvelle jeunesse.

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Depuis 1950, avec la fusion de l’Ecole Moyenne et de l’Athénée, celui-ci intègre dans ses bâtiments le refuge de l’abbaye de Saint-Ghislain, joyau de l’architecture montoise du XVIème siècle, dont les façades à front de rue Fétis sont classées par le Patrimoine.
En 1982, l’Athénée, dont la population s’était accrue considérablement, prenait possession de nouveaux locaux, à front de la rue Léopold; ceux-ci avaient été aménagés dans les bâtiments de la Banque de Bruxelles, rachetés par l’Etat dès 1972.

Une nouvelle et dernière extension se produisit à partir de 1978 lorsque l’Etat racheta le bâtiment de l’ancienne Académie de musique, un ancien hôtel du XVIIIe siècle connu sous le nom d’hôtel de Fouleng ; ses bâtiments classés, démolis et reconstruits à l’identique pour ce qui est des murs extérieurs, abritent désormais les sections fondamentale et préparatoire de l’Athénée. Les derniers aménagements furent d’ordre intérieur.

En 1990, il était décidé de revoir la conformité en matière de protection contre l’incendie et de procéder à la réfection du système d’égouttage. Les murs du hall et des couloirs ainsi que des classes du vieux bâtiment allaient par la même occasion voir leurs peintures complètement renouvelées. Les couleurs choisies suscitèrent des réactions en sens divers ! Enfin les cuisines et le réfectoire ont subi une profonde mutation: l’année scolaire 1999-2000 a vu la réalisation de travaux de modernisation de grande ampleur.

Note :

Les travaux de réaménagement de la cour durant l’été 1993 furent l’occasion de découvrir un sous-sol riche en témoignages de l’occupation de notre établissement. On put découvrir diverses fondations des anciens bâtiments. Mais d’autres vestiges subsistent probablement plus profondément dans le sol. Le creusement d’une tranchée d’égouttage permit de découvrir à environ 1,5m du niveau du sol des tessons de poterie, verreries diverses, … On y trouva même, semble-t-il, un fragment de hache néolithique. Tout ce matériau, non daté dans le détail, provient d’une période s’étalant du XIVème au XVIIème siècle.

Par comparaison avec du matériel trouvé en d’autres endroits de la Ville et dans le Nord de la France, notamment à Lille, la céramique glaçurée, entre autres vert olive, peut être datée des XVème et XVIème siècles. Les délais d’exécution des travaux étaient tels qu’il fut malheureusement impossible d’investiguer davantage. De nombreux vestiges demeureront probablement enfouis dans le sol et leur découverte restera le plaisir des générations futures.

Claudy Dupont, professeur honoraire