{"id":13,"date":"2022-12-30T11:55:48","date_gmt":"2022-12-30T10:55:48","guid":{"rendered":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/?page_id=13"},"modified":"2022-12-30T11:55:48","modified_gmt":"2022-12-30T10:55:48","slug":"historique-detaille","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/historique-detaille\/","title":{"rendered":"Historique d\u00e9taill\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>D&rsquo;apr\u00e8s un discours prononc\u00e9 par Emile Warny, professeur d&rsquo;histoire \u00e0 l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e, le 9 d\u00e9cembre 1989 \u00e0 l&rsquo;occasion des manifestations organis\u00e9es dans le cadre du centenaire de l&rsquo;Union des Anciens El\u00e8ves)<\/p>\n\n\n\n<p>Le 5 d\u00e9cembre 1889, Henry Sainctelette alors bourgmestre de la ville de Mons, invitait tous ceux qui avaient fait leurs humanit\u00e9s au Coll\u00e8ge communal ou \u00e0 l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e Royal \u00e0 se regrouper au sein d&rsquo;une association qui porterait le nom de \u00ab\u00a0Union des Anciens El\u00e8ves du Coll\u00e8ge Communal et de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e Royal de Mons\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La Gazette de Mons dat\u00e9e du 9 d\u00e9cembre 1889 relate l&rsquo;existence d&rsquo;une circulaire dat\u00e9e du 5 d\u00e9cembre 1889 et comportant les noms de 39 personnalit\u00e9s, qui demande \u00e0 tous les anciens du Coll\u00e8ge Communal et de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e de s&rsquo;unir pour d\u00e9fendre l&rsquo;enseignement public et pour apporter leur soutien financier aux \u00e9l\u00e8ves d\u00e9pourvus de ressources.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les 39 personnalit\u00e9s, outre le nom de Henry Sainctelette, on rel\u00e8ve les noms de L\u00e9on Dolez, Vice-Pr\u00e9sident du Tribunal de 1\u00e8re instance, de Jules Manceaux conseiller provincial et bourgmestre de Cuesmes, de Victor Juste, bourgmestre d&rsquo;Houdeng-Goegnies, d&rsquo;Auguste Houzeau de Lehaie, membre de la Chambre des Repr\u00e9sentants, d&rsquo;Alb\u00e9ric Passelecq, bourgmestre de Ciply.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;appel lanc\u00e9 fut largement entendu. En l&rsquo;espace d&rsquo;une vingtaine de jours, le comit\u00e9 organisateur a recueilli plus de 150 adh\u00e9sions.<br>C&rsquo;est le dimanche 22 d\u00e9cembre 1889, \u00e0 15h00, au Caf\u00e9 Royal sur la Grand&rsquo;Place de Mons, que se tient la premi\u00e8re assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;Union des Anciens.<br>D&rsquo;apr\u00e8s les statuts adopt\u00e9s en cette s\u00e9ance, l&rsquo;Union accueillait en son sein tous les Anciens sortis du Coll\u00e8ge Communal ou de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e Royal, pour autant qu&rsquo;ils aient \u00e9t\u00e9 admis par le Comit\u00e9-directeur et qu&rsquo;ils aient adh\u00e9r\u00e9s aux statuts et au programme de l&rsquo;association.<br>L&rsquo;association ainsi cr\u00e9\u00e9e avait un triple but:<br>Resserrer les liens d&rsquo;amiti\u00e9 et de confraternit\u00e9 qui existaient entre les Anciens<br>Rechercher les moyens les plus efficaces pour se prot\u00e9ger mutuellement<br>Travailler \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;enseignement officiel.<\/p>\n\n\n\n<p>Les membres s&rsquo;engageaient \u00e0 verser chaque ann\u00e9e dans la caisse sociale une somme d&rsquo;au moins 5 francs ce qui permettait au Comit\u00e9 de l&rsquo;Union de cr\u00e9er des bourse d&rsquo;\u00e9tudes au profit des jeunes gens pauvres afin qu&rsquo;ils puissent suivre les cours \u00e0 l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e Royal. Ces bourses accord\u00e9es sous la forme de pr\u00eats d&rsquo;\u00e9tudes devaient \u00eatre rembours\u00e9es \u00e0 l&rsquo;Union d\u00e8s que le b\u00e9n\u00e9ficiaire disposait de fonds suffisants; \u00e0 m\u00e9rite \u00e9gal, les fils des membres de l&rsquo;Union avaient la pr\u00e9f\u00e9rence sur les autres postulants.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le vote des statuts, l&rsquo;assembl\u00e9e proc\u00e9da \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection du Comit\u00e9-directeur. D&rsquo;apr\u00e8s le journal montois La gazette qui relate l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement dans son num\u00e9ro du 25 d\u00e9cembre 1889, le d\u00e9put\u00e9 Charles Sainctelette, p\u00e8re du bourgmestre Henry Sainctelette, fut \u00e9lu pr\u00e9sident par acclamation, sur la proposition du s\u00e9nateur Louis Hardenpont.<\/p>\n\n\n\n<p>En s&rsquo;effa\u00e7ant devant son p\u00e8re, sorti du Coll\u00e8ge Communal, Henry Sainctelette manifestait sans doute ainsi sa volont\u00e9 de r\u00e9unir au sein d&rsquo;une m\u00eame association les Anciens des deux \u00e9tablissements, le Coll\u00e8ge Communal et l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e Royal.<br>En outre, en appelant Charles Sainctelette \u00e0 la premi\u00e8re pr\u00e9sidence de l&rsquo;Union, les Anciens du Coll\u00e8ge et de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e tenaient aussi \u00e0 lui exprimer leur reconnaissance pour les services rendus \u00e0 l&rsquo;enseignement officiel, comme d\u00e9put\u00e9, au plus fort de la guerre scolaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Furent ensuite \u00e9lus deux vice-pr\u00e9sidents, un secr\u00e9taire, un tr\u00e9sorier et dix commissaires r\u00e9partis par cantons. Au cours de la m\u00eame s\u00e9ance, les membres effectifs d\u00e9cid\u00e8rent de se r\u00e9unir de plein droit chaque ann\u00e9e, le premier dimanche de d\u00e9cembre.<\/p>\n\n\n\n<p>Des noms de bourgmestres, de parlementaires, figurent sur la liste de ce premier Comit\u00e9-directeur de l&rsquo;Union. Si l&rsquo;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 22 d\u00e9cembre 1889 a estim\u00e9 devoir choisir des personnalit\u00e9s politiques, elle a sans doute voulu donner du lustre \u00e0 l&rsquo;association qui venait de na\u00eetre; elle a probablement tenu \u00e0 assurer l&rsquo;action que l&rsquo;association comptait mener dans sa d\u00e9fense de l&rsquo;enseignement officiel.<\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9sid\u00e9e d\u00e8s ses origines par des personnalit\u00e9s manifestant autant de d\u00e9termination que de constance dans leurs convictions, et dans leurs actes, l&rsquo;Union des Anciens pouvait r\u00e9pondre \u00e0 ce qui lui avait \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 en premier, lieu dans les statuts : la d\u00e9fense de l&rsquo;enseignement officiel.&nbsp; Il restait \u00e0 l&rsquo;Union \u00e0 soutenir Cet enseignement par l&rsquo;octroi de bourses d&rsquo;\u00e9tudes. Il faut savoir qu&rsquo;en cette fin de si\u00e8cle &#8211; comme encore au d\u00e9but du si\u00e8cle suivant &#8211; l&rsquo;enseignement primaire, a fortiori, l&rsquo;enseignement moyen, n&rsquo;\u00e9tait pas obligatoire et, que, vu son co\u00fbt, il n&rsquo;\u00e9tait accessible qu&rsquo;aux enfants favoris\u00e9s par la fortune. Dans les familles d&rsquo;ouvriers, les parents comptaient souvent sur les premiers salaires de leurs a\u00een\u00e9s pour subvenir aux besoins des cadets. Seule une aide en argent pouvait, d\u00e8s lors, ouvrir l&rsquo;acc\u00e8s aux \u00e9tudes \u00e0 des enfants dou\u00e9s mais d\u00e9pourvus de moyens financiers.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Union qui, \u00e0 ses origines comptait au moins 150 membres (185 exactement Si l&rsquo;on se rapporte \u00e0 la liste arr\u00eat\u00e9e au 31 janvier 1890) pouvait esp\u00e9rer une encaisse de 750 frs si chaque membre s&rsquo;acquittait de sa cotisation. D\u00e8s 1890, lors de la premi\u00e8re ann\u00e9e sociale, l&rsquo;Union distribua 10 bourses de 60 frs.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ann\u00e9e suivante, elle en distribua 15 pour une valeur de 900 frs. Jusqu&rsquo;\u00e0 la veille du premier conflit mondial, le nombre de bourses et les sommes octroy\u00e9es ne d\u00e9pass\u00e8rent jamais ces chiffres. A partir de 1900,le nombre des. bourses se r\u00e9duisit m\u00eame de pr\u00e8s de la moiti\u00e9, 6 par an et les montants accord\u00e9s baiss\u00e8rent \u00e9galement pour ne plus d\u00e9passer 35 frs.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son rapport publi\u00e9 en 1912, le secr\u00e9taire de l&rsquo;Union dressait un bilan des vingt et une premi\u00e8res ann\u00e9es d&rsquo;existence de l&rsquo;Union. Durant cette p\u00e9riode, 84 \u00e9l\u00e8ves, certains pendant tout le cours de leurs \u00e9tudes, b\u00e9n\u00e9fici\u00e8rent de l&rsquo;aide financi\u00e8re de l&rsquo;Union. Pour appr\u00e9cier \u00e0 sa juste valeur ..ce soutien financier, sachons que les effectifs de la population scolaire \u00e0 1&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e ont vari\u00e9 de 320 \u00e0 400 \u00e9l\u00e8ves entre. les ann\u00e9es 1890 et 1912. Au total, 219 bourses furent accord\u00e9es durant cette p\u00e9riode, pour une somme globale de 11.580 frs. Toutes ces bourses \u00e9taient des pr\u00eats d&rsquo;honneur que les b\u00e9n\u00e9ficiaires s&rsquo;engageaient \u00e0 rembourser sit\u00f4t que l&rsquo;\u00e9tat de leur fortune le leur permettrait. Le secr\u00e9taire de l&rsquo;Union pouvait, d\u00e8s lors, estimer prosp\u00e8re la situation financi\u00e8re de l&rsquo;association qui disposait au 31 d\u00e9cembre 1911 d&rsquo;une encaisse de 3.276frs.<\/p>\n\n\n\n<p>La guerre de 1914-1918 dut disperser les membres de l&rsquo;Union, ou du moins arr\u00eater les activit\u00e9s de l&rsquo;association, encore que rien, faute d&rsquo;informations, ne puisse \u00eatre affirm\u00e9.&nbsp; Mais l&rsquo;Union a surv\u00e9cu \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve de la guerre, m\u00eame s&rsquo;il faut attendre 1929 pour qu&rsquo;elle se manifeste \u00e0 nouveau. En 1929, sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;un pr\u00e9fet dynamique, Emile Wasnair, un comit\u00e9 permanent fut charg\u00e9 de regrouper les membres de l&rsquo;Union, de r\u00e9activer l&rsquo;octroi de bourses d&rsquo;\u00e9tudes, de cr\u00e9er un fonds, destin\u00e9 en particulier \u00e0 l&rsquo;achat de livres scolaires. La m\u00eame ann\u00e9e, le 10 novembre, \u00e0 l&rsquo;initiative de l&rsquo;Union des Anciens, 1&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e rendit hommage \u00e0 23 de ses anciens \u00e9l\u00e8ves tomb\u00e9s devant l&rsquo;ennemi durant la premi\u00e8re guerre mondiale. Dans le pr\u00e9au de 1&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e, en pr\u00e9sence des autorit\u00e9s civiles,&nbsp; militaires et acad\u00e9miques, L\u00e9on Winant, pr\u00e9sident de l&rsquo;Union, remettait \u00e0 la ville de Mons un m\u00e9morial d\u00e9di\u00e9 aux anciens \u00e9l\u00e8ves morts pour la patrie. Ce m\u00e9morial, une simple plaque de bronze o\u00f9 se profile une vue de la ville, surmont\u00e9e d&rsquo;un casque, est l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Albert Jacquemotte et du statuaire Fisch. En participant activement \u00e0 cette c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;hommage, l&rsquo;Union d\u00e9montrait ainsi que la guerre avait, par ses drames m\u00eames, renforc\u00e9 les sentiments de fraternit\u00e9 qui liaient ses membres.<br>Toutefois, l&rsquo;espoir de voir l&rsquo;Union reprendre ses activit\u00e9s d&rsquo;antan fut de courte dur\u00e9e. Les efforts tent\u00e9s pour lui redonner vie rest\u00e8rent inop\u00e9rants et l&rsquo;association surv\u00e9cut, sans plus, jusqu&rsquo;\u00e0 la deuxi\u00e8me guerre mondiale.<br>Vint alors la deuxi\u00e8me guerre mondiale durant laquelle toute activit\u00e9 associative risquait d&rsquo;\u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e par l&rsquo;ennemi comme une activit\u00e9 subversive avec les cons\u00e9quences dramatiques que l&rsquo;on devine. Et pourtant, c&rsquo;est en pleine guerre, le 26 septembre 1943, alors que l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente les Nazis avaient arr\u00eat\u00e9 plusieurs de nos \u00e9l\u00e8ves, que nombre d&rsquo;Anciens, bravant les risques inh\u00e9rents \u00e0 ce genre de manifestations, se rassembl\u00e8rent \u00e0 l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e pour f\u00eater Ernest Demesse, un de leurs professeurs, admis \u00e0 la retraite. Combien sympathique et r\u00e9confortante dut appara\u00eetre, en ces temps troubl\u00e9s et assombris par les drames de la guerre, l&rsquo;hommage spontan\u00e9 d&rsquo;une jeunesse venue, en d\u00e9pit des risques courus, manifester sa reconnaissance \u00e0 l&rsquo;un de ses professeurs. Tel le ph\u00e9nix renaissant de ses cendres, l&rsquo;Union apparut en ces heures plus vivante que jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussi, le 3 d\u00e9cembre 1944, au lendemain de la Lib\u00e9ration, l&rsquo;Union reconstitu\u00e9e tenait sa premi\u00e8re assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Devant 300 membres r\u00e9unis \u00e0 cette occasion dans les salons de l&rsquo;h\u00f4tel de ville, Jean Wuilbaut, alors secr\u00e9taire de l&rsquo;Union, rappela combien il fut difficile durant la guerre de maintenir en activit\u00e9 une association telle que l&rsquo;Union des Anciens sans \u00e9veiller les soup\u00e7ons de l&rsquo;occupant. Sans tarder, l&rsquo;Union battit le rappel de ses membres et en 1947 elle pouvait dresser une liste de plus de 1300 membres. Quelques-uns, h\u00e9las!, n&rsquo;\u00e9taient plus du nombre, tomb\u00e9s durant la guerre victimes de leur devoir. Aussi, en 1949, l&rsquo;Union renouvela avec solennit\u00e9 l&rsquo;hommage qu&rsquo;elle avait rendu en 1929 \u00e0 ses membres morts au combat. le 30 octobre 1949 \u00e9tait&nbsp; inaugur\u00e9 dans le pr\u00e9au de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e un nouveau m\u00e9morial, associant dans un m\u00eame souvenir les anciens \u00e9l\u00e8ves morts pour la patrie pendant les deux guerres mondiales. Sur un socle de marbre noir, o\u00f9 se d\u00e9tachent en lettres de bronze les noms des 52 h\u00e9ros, se dresse un vaste panneau de verre peint qui rappelle par l&rsquo;image et le symbole les horreurs de la guerre et les joies de la paix. Ce jour-l\u00e0, les proches, les anciens, les autorit\u00e9s, les \u00e9l\u00e8ves \u00e9cout\u00e8rent, recueillis, un \u00e9mouvant hommage d&rsquo;Albert Jacquemotte magnifiant en ces termes le sacrifice de ceux qui sont tomb\u00e9s : \u00ab\u00a0&#8230; ces morts, c-\u00e0-d l&rsquo;esprit dans ce qu&rsquo;il y a de plus haut, ces morts, c-\u00e0-d le sacrifice dans ce qu&rsquo;il a de plus pur, ces morts, c-\u00e0-d la confiance totale dans la p\u00e9rennit\u00e9 des valeurs humaines<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir repris vie, l&rsquo;Union va conna\u00eetre, coup sur coup, deux modifications, l&rsquo;une, ext\u00e9rieure qui renouvellera son appellation, l&rsquo;autre, int\u00e9rieure qui transformera ses structures.<br>Le 22 septembre 1951, l&rsquo;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale statutaire de l&rsquo;Association Royale des Anciens El\u00e8ves de l&rsquo;Ecole Moyenne de l&rsquo;Etat pour Gar\u00e7ons \u00e0 Mons, qui avait pris la d\u00e9cision de dissoudre son association, transf\u00e9rait la totalit\u00e9 de son avoir \u00e0 l&rsquo;Union des Anciens El\u00e8ves de 1&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e Royal de Mons. Le 10 janvier 1952 les deux associations fusionnaient pour former l&rsquo;Union des Anciens de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e Royal de Mons et de l&rsquo;Ecole Moyenne de 1&rsquo;Etat pour Gar\u00e7ons \u00e0 Mons.<br>Rappelons que l&rsquo;Ecole Moyenne de l&rsquo;Etat pour Gar\u00e7ons, qui avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 royal du 5 ao\u00fbt 1851, s&rsquo;\u00e9tait install\u00e9e en 1863 dans les b\u00e2timents de 1&prime; ancien Refuge de l&rsquo;Abbaye de Saint-Ghislain, b\u00e2timents voisins de ceux de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e. Pendant pr\u00e8s de 90 ans les deux institutions v\u00e9curent c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, en parfaite harmonie. En septembre 1950, les deux \u00e9coles fusionn\u00e8rent. Il devenait logique que les deux associations d&rsquo;Anciens en fissent autant.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 4 janvier 1952, l&rsquo;Union des Anciens El\u00e8ves de 1&rsquo;Ath\u00e9-n\u00e9e Royal de Mons et de 1&rsquo;Ecole Moyenne de l&rsquo;Etat pour Gar\u00e7ons \u00e0 Mons se constitua en ASBL. Le 9 f\u00e9vrier 1952, le Moniteur publiait les nouveaux statuts de l&rsquo;Union&nbsp; Pour mieux saisir la port\u00e9e de cette transformation, rappelons bri\u00e8vement que l&rsquo;union fond\u00e9e en 1889 n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;une simple association de personnes, comme en avait dispos\u00e9 l&rsquo;article 20 de la Constitution de 1831. Si les Belges avaient alors le droit de s&rsquo;associer, il n&rsquo;y avait \u00e0 ce type d&rsquo;association con\u00e7ue dans un esprit lib\u00e9ral aucun statut juridique. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour combler cette lacune que la loi organique du 27 juin 1921 accordait la personnalit\u00e9 civile aux associations ayant un but moral. L&rsquo;Union, devenue personne morale, \u00e9tait d\u00e9sormais un organisme pourvu d&rsquo;une individualit\u00e9 juridique, propri\u00e9taire d&rsquo;un patrimoine affect\u00e9 \u00e0 des fins philanthropiques. Constitu\u00e9e en assembl\u00e9e d\u00e9lib\u00e9rante, du moins pour les actes essentiels, l&rsquo;Union comprenait d\u00e9sormais, en vertu de ses nouveaux statuts, des membres effectifs, des membres adh\u00e9rents et des membres d&rsquo;honneur. La direction de l&rsquo;association \u00e9tait confi\u00e9e \u00e0 un conseil d&rsquo;administration o\u00f9 figuraient un pr\u00e9sident, deux vice-pr\u00e9sidents, un secr\u00e9taire, un secr\u00e9taire-adjoint, un tr\u00e9sorier, un tr\u00e9sorier-adjoint, l&rsquo;ensemble constituant le bureau, ainsi que 14 commissaires choisis par l&rsquo;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale parmi des membres effectifs \u00e2g\u00e9s d&rsquo;au moins 21 ans et formant le conseil proprement dit. Tous les membres du conseil d&rsquo;administration \u00e9taient \u00e9lus pour 3 ans, renouvelables par tiers et r\u00e9\u00e9ligibles. Des modifications statutaires apport\u00e9es ult\u00e9rieurement r\u00e9gl\u00e8rent en 1954 la composition des trois tiers par tirage au sort, celles de 1960 d\u00e9cid\u00e8rent de cl\u00f4turer l&rsquo;exercice social de l&rsquo;Union au 31 d\u00e9cembre de chaque ann\u00e9e, l&rsquo;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale se tenant alors en f\u00e9vrier ou mars.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Union \u00e9tait ainsi \u00e0 m\u00eame de s&rsquo;acquitter parfaitement des t\u00e2ches pr\u00e9vues par ses statuts et des t\u00e2ches nouvelles command\u00e9es par la d\u00e9mocratisation des \u00e9tudes et l&rsquo;arriv\u00e9e massive d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves au niveau de l&rsquo;enseignement secondaire. Le champ d&rsquo;action de l&rsquo;Union allait n\u00e9cessairement s&rsquo;\u00e9largir, ainsi que le laisse appara\u00eetre les montants des d\u00e9penses; comme il allait se renouveler&nbsp;&nbsp; en se diversifiant, ainsi qu&rsquo;en font foi les postes de ses bilans.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Union qui s&rsquo;\u00e9tait reconstitu\u00e9e au lendemain de la Lib\u00e9ration publia en janvier 1949 le premier num\u00e9ro d&rsquo;un p\u00e9riodique intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Bulletin d&rsquo;Information de l&rsquo;Union des Anciens El\u00e8ves de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e Royal de Mons\u00a0\u00bb. Dans son \u00e9ditorial, le pr\u00e9sident, Jean Wuilbaut, qui fut la cheville ouvri\u00e8re de la r\u00e9novation de l&rsquo;Union, souhaitait par cette publication maintenir, voire resserrer, les liens de fraternit\u00e9 entre tous ceux qui \u00e9taient sortis de 1&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e. Le bulletin ouvrait, en effet, ses pages \u00e0 tous les membres de l&rsquo;association et s&rsquo;engageait \u00e0 relater les nouvelles venant tant\u00f4t de l&rsquo;Union, tant\u00f4t de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques semaines plus t\u00f4t, en d\u00e9cembre 1948, pour r\u00e9pondre \u00e0 un souhait exprim\u00e9 par l&rsquo;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 7 novembre de la m\u00eame ann\u00e9e, l&rsquo;Union diversifiait ses activit\u00e9s par la tenue de conf\u00e9rences. Il y eut 9 conf\u00e9rences de d\u00e9cembre 1948 \u00e0 avril 1949. L&rsquo;Union ajoutait ainsi aux banquets traditionnels des activit\u00e9s culturelles plus appropri\u00e9es \u00e0 sa raison sociale. La tenue de ces conf\u00e9rences fut de courte dur\u00e9e et on peut le regretter. La publication du bulletin r\u00e9sista \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve du temps, m\u00eame si au fil des ans, le nombre de feuilles diminua sensiblement. Souhaitons que ces activit\u00e9s culturelles puissent retrouver dans la vie de l&rsquo;Union une place de choix! Ce faisant, nous resserrerions les liens entre les Anciens et 1&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e, liens qui se distendent fatalement avec le temps, nous reprendrions l&rsquo;initiative de Jean Wuilbaut qui avait saisi l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de telles activit\u00e9s, nous r\u00e9pondrions enfin aux voeux \u00e9mis, il y a cent ans, par Henry Sainctelette, le fondateur de l&rsquo;Union.<\/p>\n\n\n\n<p>Si Jean Wuilbaut a eu le m\u00e9rite de mettre l&rsquo;accent sur l&rsquo;importance d&rsquo;activit\u00e9s culturelles au sein de l&rsquo;Union, Georges Schepers eut surtout \u00e0 coeur d&rsquo;aider ceux qui, pour des raisons mat\u00e9rielles, ne pouvaient acc\u00e9der aux \u00e9tudes. Il sut, lui aussi, adapter aux contingences de son temps l&rsquo;action philanthropique voulue par Henry Sainctelette.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Union des Anciens ne distribue plus aujourd&rsquo;hui uniquement des bourses d&rsquo;\u00e9tudes comme elle le fit dans les ann\u00e9es qui suivirent sa cr\u00e9ation. La d\u00e9mocratisation des \u00e9tudes a am\u00e9lior\u00e9 les conditions d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;enseignement secondaire. Mais si l&rsquo;obligation scolaire a supprim\u00e9 la perception d&rsquo;un minerval, elle n&rsquo;a pu \u00e9liminer certains frais inh\u00e9rents \u00e0 la poursuite des \u00e9tudes. Le m\u00e9rite de Ceorges Schepers, soutenu dans son entreprise par Monsieur le Pr\u00e9fet Emile Fossoul, est d&rsquo;avoir compris que l&rsquo;aide sociale ne pouvait plus se limiter \u00e0 des cas isol\u00e9s mais devait s&rsquo;\u00e9tendre le plus largement possible \u00e0 un nombre croissant d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves. Telle fut la raison du Service Social qui porte aujourd&rsquo;hui le nom de Georges Schepers. Les interventions de ce Service portent tant sur le pr\u00eat du livre que sur l&rsquo;acquisition de mat\u00e9riel pour l&rsquo;\u00e9tude des langues, de l&rsquo;informatique ou pour la mise en place d&rsquo;un service de m\u00e9canographie. De 1951 \u00e0 1987 les d\u00e9penses du Service Social se sont \u00e9lev\u00e9es \u00e0 pr\u00e8s de 5.860.000 frs dont pr\u00e8s de 4.60.000frs r\u00e9serv\u00e9s exclusivement \u00e0 l&rsquo;achat de livres.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Union des Anciens et l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e de Mons vivent en symbiose. Entendons par l\u00e0 que 1&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e est conscient que sans l&rsquo;aide financi\u00e8re de l&rsquo;Union, il ne pourrait, pr\u00e9cis\u00e9ment en des temps de r\u00e9ductions budg\u00e9taires, offrir \u00e0 ses \u00e9l\u00e8ves cet \u00e9ventail de services indispensables \u00e0 la mise en oeuvre d&rsquo;un enseignement de qualit\u00e9.<br>Ind\u00e9pendamment de ces r\u00e9alit\u00e9s mat\u00e9rielles, l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e et l&rsquo;Union unissent \u00e9galement leurs efforts pour d\u00e9fendre l&rsquo;id\u00e9al de l&rsquo;enseignement officiel. L&rsquo;enseignement officiel est, dit-on parfois, un enseignement neutre. C&rsquo;est l\u00e0 une d\u00e9finition restrictive qui voile la richesse, la grandeur et aussi les obligations d&rsquo;un enseignement d\u00e9mocratique ouvert \u00e0 tous les \u00e9l\u00e8ves, d&rsquo;o\u00f9 qu&rsquo;ils viennent, ouvert aussi \u00e0 tous les courants de pens\u00e9e sans qu&rsquo;aucun ne puisse l&#8217;emporter sur l&rsquo;autre&nbsp; une mission combien exaltante mais qui est parfois lourde \u00e0 mener. Il est heureux, alors, qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e le corps enseignant puisse compter sur l&rsquo;appui moral de l&rsquo;Union pour relever pareil d\u00e9fi et r\u00e9aliser ses objectifs p\u00e9dagogiques.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame Si l&rsquo;Union se dit ind\u00e9pendante de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e, l&rsquo;Union et l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e sont, en r\u00e9alit\u00e9 membres d&rsquo;une m\u00eame famille. Il n&rsquo;est pas une f\u00eate de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e o\u00f9 l&rsquo;Union ne soit pr\u00e9sente et o\u00f9 elle n&rsquo;ait pr\u00eat\u00e9 son concours actif. Lors du cinquantenaire, puis du centenaire de l&rsquo;enseignement officiel, lors de l&rsquo;hommage aux morts des deux guerres, nos a\u00een\u00e9s nous ont dit que l&rsquo;Union \u00e9tait pr\u00e9sente. Elle \u00e9tait l\u00e0 \u00e9galement l\u00e0, en 1975 pour aider \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer le 125\u00e8me anniversaire de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e, en 1985 pour comm\u00e9morer le centenaire de la reconstruction des b\u00e2timents.<br>En 1989, pour la c\u00e9l\u00e9bration du centenaire de l&rsquo;Union c&rsquo;est toute l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e qui fut cette fois pr\u00e9sente. Pour marquer cet \u00e9v\u00e9nement d&rsquo;un signe tangible, l&rsquo;Union a eu l&rsquo;heureuse id\u00e9e de faire frapper une m\u00e9daille comm\u00e9morative et de confier la r\u00e9alisation de cette oeuvre \u00e0 l&rsquo;un des plus anciens membres de l&rsquo;association, le sculpteur Michel Sti\u00e9venart, un artiste au talent unanimement reconnu, lui aussi ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e.<br>Qu&rsquo;il soit permis de voir dans cette m\u00e9daille frapp\u00e9e dans le bronze, alliage r\u00e9sistant aux \u00e9preuves du temps, l&rsquo;image de relations solides entre les jeunes, \u00e9l\u00e8ves \u00e0 l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e, et leurs a\u00een\u00e9s, membres de l&rsquo;Union, le souvenir d&rsquo;un g\u00e9n\u00e9reux m\u00e9c\u00e9nat, vieux d&rsquo;un si\u00e8cle, le symbole enfin de la permanence d&rsquo;une vie commune unissant l&rsquo;Union des Anciens \u00e0 l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&rsquo;apr\u00e8s un discours prononc\u00e9 par Emile Warny, professeur d&rsquo;histoire \u00e0 l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e, le 9 d\u00e9cembre 1989 \u00e0 l&rsquo;occasion des manifestations organis\u00e9es dans le cadre du centenaire de l&rsquo;Union des Anciens El\u00e8ves) Le 5 d\u00e9cembre 1889, Henry Sainctelette alors bourgmestre de la ville de Mons, invitait tous ceux qui avaient fait leurs humanit\u00e9s au Coll\u00e8ge communal ou [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-13","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14,"href":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13\/revisions\/14"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/anciens-armons.be\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}